Michel de Césène

Michel de Césène
L'archevêque Simone Saltarelli, sur la fresque de la Chapelle des Espagnols du couvent dominicain de Santa-Maria Novella à Florence (XVe), est représenté aux pieds d'Innocent VI, en train d'admonester Guillaume d'Occam et Michele da Cesena, général des franciscains. À gauche et à droite du pape se trouvent le cardinal Albornoz et Charles IV de Luxembourg.
Fonction
Ministre général des franciscains
-
Alexander Bonini (en)
Biographie
Naissance
Vers Voir et modifier les données sur Wikidata
CesenaVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
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MunichVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Prêtre régulier, philosophe, théologienVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Ordre religieux

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Michel de Césène, né vers 1270 à Cesena et mort le à Munich, est un théologien franciscain italien.

Biographie

Michel de Césène nait à Ficchio, près de Cesena. Il entre dans l'ordre franciscain puis devient maître de théologie à Paris en 1316. À la suite du chapitre général de Naples le , Michel est élu ministre général de l'ordre, à la satisfaction du roi de Naples Robert d'Anjou et de la reine Sancia. Michel de Césène participe à la querelle sur la pauvreté de l'Église. En 1322, il réunit à Pérouse un chapitre général portant sur la définition de la pauvreté. Le chapitre prononce que Jésus-Christ et les Apôtres n'avaient la propriété d'aucune chose, ni en commun, ni en propre. Convoqué par le pape Jean XXII à Avignon, il comparaît le et est fortement semoncé[1].

Michel de Césène est maintenu en détention à Avignon avec deux autres compagnons, Bonagrazia de Bergame et Guillaume d'Ockham. Ils s'enfuient tous les trois le et, après un périlleux voyage par terre et par mer, rejoignent l'empereur Louis de Bavière et son conseiller Marsile de Padoue à Pise en septembre[1]. Dès leur arrivée à Pise, les franciscains lancent une campagne de propagande contre le pape à l'aide de sermons, lettres et traités. Entre-temps, le , Jean XXII dépose et excommunie Michel et ses deux compagnons. Les franciscains suivent l'empereur à Parme, Crémone, Trente, puis à Munich, où ils se réfugient en . En 1331, un chapitre général tenu à Perpignan nomme un nouveau ministre général des franciscains, le Français Géraud Odon[2]. Michel de Césène meurt à Munich le [3].

Littérature

Umberto Eco en a fait l'un des personnages de son roman, Le Nom de la rose (1980).

Notes et références

  1. a et b (it) Carlo Dolcini, « Michele da Cesena, » Dizionario Biografico degli Italiani, volume 74, 2010 [lire en ligne]
  2. (it) Hans-Jürgen Becker, « Bonagrazia da Bergamo, » Dizionario Biografico degli Italiani, volume 11, 1969 [lire en ligne]
  3. (it) M. Niccoli, Enciclopedia Italiana, 1934.
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